LE BLOG POLITIQUE DE LUC JOUSSE

Le 16 juillet 2019

PETIT LEXIQUE A L’INTENTION DU CANDIDAT LUCHINI, SEUL A NE PAS RESPECTER LES REGLES ELECTORALES

Auteur : Luc Jousse

  • La loi électorale et l’obligation de réserve 

Comme tous les maires, ayant souvent eu affaire avec une justice il est vrai plus pointilleuse avec nous, il est un domaine que je connais bien : la loi électorale. J’ai en effet été poursuivi par mes opposants à chacune de mes élections ou réélections (2001-2008-2014). J’ai évidemment gagné tous ces recours contre moi, preuve que j’avais scrupuleusement respecté la loi, ce que ne fait pas, à peine sa campagne officiellement entamée, le candidat LUCHINI.

Celui-ci vient de solliciter de son maire deux décisions, présentées selon la loi au Conseil municipal, lui accordant la protection fonctionnelle afin de poursuivre plusieurs de ses opposants politiques pour des propos qu’il estime excessifs. Cette susceptibilité est bien mal venue de la part du candidat, qui visiblement a du mal à gérer la pression et qui vient, tout seul, de se mettre sur la touche !

En effet, LUCHINI vient de contre attaquer par un communiqué d’une rare violence, insultant ses adversaires, se sentant « protégé » maintenant que la protection fonctionnelle des avocats de la mairie est rendue publique ! C’est illégal et stupide, il vient publiquement de se suicider politiquement. En effet, il est employé de mairie, contractuel, donc tenu à une obligation de neutralité et au devoir de réserve qui lui interdit de communiquer politiquement librement. En violant cette neutralité et ce devoir de réserve, ce qu’il a déjà fait à l’encontre de Madame MIMOUNI et ce qu’il vient de refaire, le Conseil d’Etat prononcera l’annulation du prochain scrutin en cas de faible écart de voix, et avec 7 candidats déclarés à ce jour, c’est plus que probable… Bien mal entouré juridiquement, pour pouvoir être candidat sans être inquiété par la loi électorale, le candidat LUCHINI aurait dû démissionner de son poste de directeur de cabinet dès l’annonce de sa candidature… mais l’appât du gain et l’avantage de faire campagne aux frais du contribuable, ce qui est rigoureusement interdit, était plus fort que lui… ça commence mal ! Vous allez voir, le candidat LUCHINI va maintenant démissionner au 1er septembre 2019 (soit 6 mois avant la tenue des élections) de son poste en mairie grassement rémunéré… trop tard, c’est ballot !

Pour autant, à partir du 1er septembre 2019, une fois démis, le candidat LUCHINI devra respecter l’interdiction faite à une commune d’accorder à un candidat un avantage sous la forme de biens ou de services, faute à devenir inéligible. Les honoraires d’avocats réglés par la mairie à celui qui ne sera plus directeur de cabinet mais candidat rentrent dans ce cas de figure, car il s’agit bel et bien d’une manœuvre de propagande électorale dans le cadre d’une action de communication. En effet, l’antériorité ne saurait être retenue, aucun directeur de cabinet auparavant n’ayant demandé une protection fonctionnelle pour attaquer l’opposition, jamais ! De même, la neutralité -un critère essentiel- ne peut être retenue dès lors qu’il s’agit d’attaquer le dernier maire élu Luc JOUSSE pour son blog politique ou le respectable groupe politique ROQUEBRUNE RESISTE ! Faire croire à des juges de l’élection qu’attaquer ses opposants (afin de les faire taire en pleine période électorale) n’est ni une manœuvre électorale ni une action de communication, ne sera pas chose facile, surtout lorsque cette manoeuvre électorale est payée par les deniers publics de son employeur, la mairie. Les sommes engagées aux avocats ne seront évidemment pas déclarées sur le compte de campagne… Les autres candidats saisiront la commission électorale et dénonceront l’équité bafouée. Le caractère de cette action de communication sera appréciée par le juge électoral comme une manœuvre de propagande électorale, si elle donne lieu à la moindre polémique. Ces 2 décisions du maire OLLIVIER au profit de LUCHINI vont s’avérer être bien gênantes ! Voilà pourquoi aux Etats-Unis, la fonction de directeur de cabinet est incompatible avec une carrière politique, on évite ainsi le mélange des genres…

  • Le temps de service

Dès maintenant, toujours à propos du financement illégal de toute campagne, le contribuable citoyen est en droit de s’interroger sur l’utilisation des heures de service du directeur de cabinet, devenu candidat. Sépare-t-il de façon stricte son temps au service de la collectivité qui l’emploie et ses journées entières à faire campagne avec l’argent municipal ? Lorsque l’on voit, sur sa page politique Facebook, des photos un vendredi 28 juin en présence de la Jeune Chambre Economique du Var, est-ce le candidat qui est sur les photos et qui les poste sur sa page politique ou est-ce le directeur de cabinet ? On comprend dès lors que le salarié de la mairie qu’il est, enfreint la loi électorale au quotidien !

Comment accepter qu’un employé de la ville, directeur de cabinet payé par les impôts de Roquebrune, puisse se servir de son lieu de travail, le hall de la mairie d’honneur, comme studio d’enregistrement de photos personnelles électorales ? En effet, sur la couverture de sa page politique Facebook, il figure aux côtés de la charrette de Jean Saint-Pierre que j’avais acquise et faite restaurée avant mon départ, en pleine salle d’accueil de la mairie d’honneur ! Qui prend les photos, le service communication de la mairie ? Qu’en pensent les autres candidats qui eux, respectent les règles ? Jacky VALLAURI se comporte beaucoup mieux en posant devant la porte de cette mairie d’honneur, mais à l’extérieur, avec un photographe privé, Patrice AMADO & Ophélia KOSZYK de même sur une plage des Issambres…

  • Le directeur de campagne

S’agissant en l’espèce d’un fonctionnaire territorial, rémunéré donc avec de l’argent public de Roquebrune, il devra lui aussi, se mettre en disponibilité ou en congés sans solde au 1er septembre, sauf à risquer une radiation de la fonction publique territoriale pour lui-même et une inéligibilité pour son candidat. En effet, même s’il exerce cette activité politique en dehors de ses heures de service, un fonctionnaire a des droits mais aussi des devoirs. Orchestrer une campagne électorale, distribuer de la propagande électorale, prendre la parole publiquement (comme il l’a déjà fait !) en tant que militant, même « dans les limites de la polémique politique communément admise », est une infraction à l’obligation élémentaire du devoir de réserve et à l’obligation de neutralité. Pour lui aussi, tout propos outrancier ou diffamatoire serait pénalisé par le législateur qui ne manquera pas de sanctionner le candidat ayant faussé l’élection. Avis à ce fonctionnaire plutôt apprécié…

  • Les cours de rattrapage de géographie locale

Après tant de « cadeaux » faits à ses adversaires par idiotie, il est prudent, quand on fait campagne, de bien connaître sa commune ! Sur sa page Facebook politique, article « mobilisons-nous dans le dossier du mas d’Esquières » (dossier abondamment abordé dans mon bouquin !), le candidat LUCHINI a dessiné la zone à risque d’un cœur rouge sur la photo. Tout irait bien s’il ne s’était pas lamentablement trompé de site ! Le terrain encadré est en réalité le terrain BEUCKLAERTS, déjà inconstructible! La vraie zone de l’ex-ZAC du Mas d’Esquières, objet du commentaire racoleur, se situe beaucoup plus à l’ouest, à environ 900 m de là, invisible sur la photo ! Et ça veut devenir maire sans connaître l’emplacement du premier dossier abordé et donc en montrant aux électeurs un terrain erroné ? Les Sambracitains et les Roquebrunois apprécieront… sa méconnaissance parfaite de notre territoire !

  • Le directeur de cabinet idéal

Je connais bien Julien LUCHINI pour l’avoir recruté en 2015 au cabinet du maire à mi-temps comme simple « conseiller technique » informatique. Il gravitait à l’époque dans mon entourage telle une mouche, attiré par la lumière en étant à la fois trésorier de l’association des amis du maire et le secrétaire du RPR, ou l’inverse… j’avoue ne plus m’en souvenir. De là à en faire un directeur de cabinet… il y avait loin ! JP OLLIVIER – qui lui non plus ne connaît pas la moindre ligne du dossier de la ZAC du Mas d’Esquières ! -– en a décidé autrement et en a fait son « poulain », le « candidat du désespoir » ! Ce qui est certain c’est que ce poulain aux piètres qualités, trop agressif et perdant son sang-froid, ne gagnera jamais sur le champ de course de Vincennes, disqualifié d’office !

En règle générale, un bon directeur de cabinet ne cherche pas la lumière : il organise, il bosse ses dossiers, il connaît son territoire. Peu bavard, fidèle et fiable, il travaille dans l’ombre, reste toujours respectueux, écrit rapidement des discours sur mesure avec de la force dans les mots, tout en gardant toujours une certaine distance. C’est tout le portait contraire de LUCHINI, beaucoup plus proche du bouffon vantard !

Vous savez, je connais bien ces collaborateurs peu scrupuleux, hypocrites et pervers qui ont eu le toupet de m’enterrer pour l’affaire des cartes de carburant de la mairie qu’ils étaient les plus prompts à utiliser ! Jousse-maire était le bouc-émissaire idéal, et il faudra un jour expliquer comment ai-je pu me servir personnellement de carburant diesel pour faire avancer ma traditionnelle Porsche 993 qui évidemment, ne fonctionne qu’au super ! (acquise avant mon premier mandat pour les néophytes). Quand je l’ai démontré aux juges, ils ont répondu que, de toute façon, le « préjudice financier n’était pas établi ! » (sic !), tout en me condamnant un mois plus tard à quelques années d’inéligibilité ! Je viens de purger mes 3 ans (déjà !) car mon « erreur » a été de laisser faire les miens, de faire confiance surtout, trop occupé que j’étais par ailleurs pour des dossiers bien plus fondamentaux pour notre ville. Par expérience donc, je sais que le conseilleur LUCHINI n’est certainement pas le payeur !

  • La protection fonctionnelle

LUCHINI s’est vite habitué à la protection fonctionnelle en tant que directeur de cabinet, surtout pour attaquer ses adversaires en faisant mine de défendre son honneur perdu. Il l’avait déjà utilisée contre Joël PASQUETTE, un élu d’opposition. Le problème est que par 2 fois, il a perdu devant les tribunaux. Autant il est normal que la protection fonctionnelle supporte les honoraires d’avocats quand un employé ou un élu est dans son droit, autant il convient de rembourser la mairie qui a avancé les frais en cas de défaite ou de condamnation définitive. Aujourd’hui, LUCHINI est dans ce cas. A-t-il remboursé la mairie, donc le contribuable ? : bien sûr que non !  

Au prochain épisode, je vous narrerai toute l’affaire des billets d’avion de LUCHINI pour Montréal, commandés et payés par la SARGET sur ordre écrit de JP OLLIVIER (que la présidente Valérie MICHAU démente si je ne dis pas vrai…), alors que LUCHINI ne s’y est pas rendu in extrémis, sans annuler… Vous allez rire jaune de la probité du candidat LUCHINI, tel qu’il se définit dans sa mensongère profession de foi !

« Y’a des aristocrates et des parvenus, dans la connerie comme dans le reste. » Michel AUDIARD

LEXIQUE A SUIVRE… IL RESTE 8 MOIS DE CAMPAGNE !

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