LE BLOG POLITIQUE DE LUC JOUSSE

Le 10 avril 2019

Comment ce maire que j’ai adoubé ose t-il interdire sans honte l’accès au Conseil municipal à la population de Roquebrune ?

Auteur : Luc Jousse

En étant la cause d’une telle Zizanie (Cf Var-Matin du 10 avril), mon premier adjoint Jean-Paul OLLIVIER vient de se ridiculiser… L’expression « Zizanie » vient de la plante appelée justement zizanie, synonyme d’ivraie enivrante, une mauvaise graine qui se trouve parmi le bon grain ! Tout est dit dans l’attitude délirante de mon premier adjoint qui me glace les os en perdant ainsi tout honneur, peinant de fait à dissimuler son aigreur… Comment expliquer une telle claque aux Roquebrunois présents ? pour finalement céder de peur que ce Conseil municipal ne soit validé faute de quorum, toute l’opposition ayant quitté logiquement les rangs… une demi-heure durant ?

Je le savais cynique, hautain, dévoré d’ambition, auteur de promesses incantatoires qu’il renie dès le dos tourné. Je le découvre lâche, valétudinaire et si méprisant envers la « plèbe », ainsi qu’il aime à définir le petit peuple.

En se mettant soudainement fin 2016 à détester la politique municipale qu’il avait pourtant adoré 16 années durant, votant TOUTES les délibérations sans même broncher en réunion des 33.

En décrétant infréquentable son maire qu’il accompagnait pourtant partout comme un toutou, puisqu’OLLIVIER est très sensible au moindre hochet qu’on lui présente…

En détestant également profondément l’opposition, avec une violence verbale inégalée concernant certains, allant même pour preuve dans les faits, jusqu’à refuser l’élémentaire protection fonctionnelle, droit de tout élu, à Madame Mimouni, alors que je lui avais pourtant donné ma parole de maire qu’elle l’obtiendrai si d’aventure elle la demandait un jour… ce qu’elle a finalement fait.

En courbant l’échine devant les puissants, divers préfets et sous-préfets, il se montre arriviste et sans vertus de résistance ni combativité, c’est un nouvel Achitopel, un mauvais génie… à la fin tragique.

En refusant l’accès public au Conseil municipal, organe de démocratie populaire par excellence, il se dévoile tel qu’il est en réalité : un faible, hésitant, éternel jouet des femmes qui l’entourent, incapable d’affronter ni son opposition, ni même la moindre contradiction, le moindre quolibet, ce qui est fâcheux pour se prétendre maire.

En refusant l’accès au public, ce que jamais je ne me suis autorisé, il avoue son incompétence inouïe en matière de finances municipales, car c’était l’objet majeur du Conseil Municipal. Il s’est surtout marginalisé et décrédibilisé par devant les siens, qui ont compris que la peur s’est infiltrée… Il  a donc fini par revenir penaud sur sa rigidité de pacotille, craignant surtout de ne pas atteindre le quorum pour le vote du budget, l’arroseur bêtement arrosé !

En osant prétendre publiquement qu’une séance du Conseil municipal à huis clos « n’est pourtant pas illégale », il ment effrontément et viole le principe républicain qu’une séance doit être libre et non encadrée, car la publicité des séances est un gage de démocratie dont le juge se serait fait l’infaillible censeur. Il est de surcroît fort mal conseillé… et à 76 ans, c’est fâcheux.

Lucide sur la politique, le Général de GAULLE n’avait pas hésité à se comparer un jour à Napoléon en lâchant à MALRAUX : «  Comme lui, j’ai été trahi par des jean-foutre que j’avais faits… »

En osant un tel affront à la population, je peux affirmer ici à cette liste municipale pitoyable qui porte pourtant encore mon nom pour quelques mois, cette phrase célèbre et prémonitoire de MAUPEOU : « Vous êtes foutus ».

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