LE BLOG POLITIQUE DE LUC JOUSSE

Le 13 février 2020

CHRONIQUE CAUSTIQUE ET IRREVERENCIEUSE des 8 candidats présumés aux municipales de Roquebrune sur Argens.

Auteur : Luc Jousse

Soucieux de l’avenir de ma commune d’adoption et donc lecteur assidu des programmes de chacun des 8 candidats, je ne manque pas de sourire souvent devant tant de démagogie des « y’a qu’à…faut qu’on » ! Il est vrai que pour la plupart, ces candidats en herbe viennent à peine de découvrir les enjeux communaux et intercommunaux. Aussi, on peut leur pardonner leurs sidérantes affirmations au prétexte de leur inexpérience. Travaillez davantage vos dossiers messieurs, notre ville de Roquebrune mérite le meilleur !

J’ai dit messieurs car il saute d’abord aux yeux qu’il n’y a aucune candidate tête de liste à Roquebrune. Seule Valérie MICHAU était en mesure, au niveau des idées, de se présenter avec crédibilité. Dégoûtée de ce qu’est devenue la politique aujourd’hui, elle a préféré renoncer récemment. A propos des femmes en politique, et à Roquebrune en particulier, seul Patrice AMADO envisage à ma connaissance de proposer la fonction de 1er adjoint à une femme… un bon point pour lui !

La seconde observation concerne cette étonnante particularité : pour la 1ere fois depuis 1977, il n’y a aucun maire sortant se représentant ! Après CABASSE, SERRA et JOUSSE, OLLIVIER est le premier et le seul à jeter l’éponge par peur de perdre !

Commençons notre chronique par les « bébés-Jousse », c’est-à-dire les candidats d’aujourd’hui  qui ont un jour partagé une élection avec moi en tant que colistier, ne leur déplaisent de rappeler la vérité historique : VALLAURI, RODRIGUEZ, PASQUETTE & LUCHINI. A eux-seuls, ils représentent la moitié des candidats en lice, c’est dire si ma succession est disputée !

Jacky VALLAURI : comme je le raconte dans mon bouquin « Le plaisir de tout dire, confession d’un maire atypique qu’il fallait briser », je me suis présenté à la tête d’une première liste de 33 en mars 1995, sous l’étiquette « Roquebrune 2000 avec Luc Jousse, droite libérale, majorité présidentielle » (Chirac est au pouvoir…). Nous avions emmené le maire sortant Jean-Pierre SERRA au 2nd tour et réalisé 28,5 %. Jacky VALLAURI était 10ème sur ma liste. Durant nos 6 années de mandats, Jacky VALLAURI ne s’est guère intéressé à Roquebrune et abandonnera finalement la politique municipale juste avant ma première victoire aux municipales de 2001. Nous nous connaissions bien, il est intelligent, travaillait comme juriste chez ma comptable et je l’ai même marié ! Certes à l’époque, le nom VALLAURI était plus connu sous une connotation de gauche à Roquebrune en raison de son oncle Michel, qui s’était régulièrement présenté à gauche sans jamais gagner… Sur son blog, je lui ai posé la question légitime du pourquoi de son retour 20 ans plus tard… il a effacé promptement mon commentaire ! J’aurai pu lui demander ce qu’est devenue la subvention municipale au profit de la crèche qu’il gérait, je ne l’ai pas fait par déontologie… Pourquoi est-il si embarrassé ? Quand on fait de la politique, il faut savoir assumer son passé et être transparent vis-à-vis des électeurs… question d’éthique. Surtout quand on « fait du Jousse » en battant la campagne avec un fourgon itinérant aux couleurs du candidat, comme je l’avais innové en 2001 justement ! Ceci-dit, c’est une très bonne initiative plutôt que de coller des affiches n’importe où comme LUCHINI…

Johny RODRIGUEZ : il a été conseiller municipal sur ma liste de 2008 « Avec Luc Jousse, poursuivons ensemble » et a lui aussi quitté la politique locale en 2014… C’est un brave garçon, rêveur et sacrément bluffeur : à l’époque, il souhaitait absolument quitter sa pizzeria de La Bouverie et s’était mis en tête de devenir le directeur de l’office de tourisme de Sainte-Maxime, le poste étant soudainement vacant. Il avait souhaité à cet égard que ma directrice de cabinet lui obtienne un entretien avec mon ami Vincent MORISSE, le maire, ce qui fut fait. Quelle ne fut pas la surprise du maire de voir débarqué au culot un élu insistant de la ville voisine pour postuler crânement, sans diplômes, sans expérience du tourisme et sans maîtrise d’au moins 3 langues étrangères BAC+4 comme l’exige la loi ! J’avais dû m’excuser de son obstination stérile, et entre maires, nous en avions souri ensemble… Voilà résumé Johny RODRIGUEZ : pas méchant, dynamique, ne doutant jamais de son ridicule… mais bien incapable de diriger une mairie. Il n’est sérieusement pas à sa place comme tête de liste mais il pourrait peut-être faire un jour prochain un bon adjoint !

Joël PASQUETTE : Bien qu’élu conseiller municipal sur ma liste victorieuse en 2008, où il représentait la sensibilité des gaullistes de gauche (courant Philippe DECHARTRE), il se présenta contre moi en 2014 avant de rejoindre finalement ma majorité quelques mois plus tard en échange d’une indemnité (Sic !). Cette girouette alimentaire se présente aujourd’hui sous l’étiquette Nicolas DUPONT-AIGNAN par simple esprit de revanche tout comme Richard SERT à Fréjus, William AUREILLE à Puget, Fabien HUREL à St-Raphaël . Ils vont tous voir que tête de liste, ça ne s’invente pas, et qu’il faut un minimum de charisme. Tous font un début de campagne calamiteux et je leur prédis un score inférieur à 5% ! Je reste sidéré que Joël PASQUETTE ait réussi à emmener 32 colistiers avec lui, tant sa nullité est flagrante. Sur Roquebrune, il ne représente que lui-même…

Julien LUCHINI : le dernier des « bébés-Jousse », assurément le plus joufflu ! 33ème de ma liste victorieuse de 2014, trésorier de « l’association des amis du maire Luc Jousse », membre fondateur de mon RPR local (Rassemblement Patriote et Républicain), je vais le recruter à mi-temps au cabinet du maire dès 2015 afin de checker l’informatique. Je me suis déjà exprimé sur son ambition dévorante, sur sa totale incapacité de maîtriser les dossiers municipaux, sur sa méconnaissance du territoire et sur sa veulerie. Regardez, dans son interview de Var-Matin, il affirme sans rire qu’une liste aux municipales est constituée de 31 personnes à Roquebrune, alors que c’est 33, voir 35 ! Quand un candidat manie mal les chiffres de base, on peut dire que ça commence mal ! Totalement dépourvu d’empathie et d’humanisme, il est copieusement détesté de tout le personnel municipal de par ses méthodes sournoises de management et la permanente chasse aux sorcières qu’il exerçait avec sa police politique quand il est devenu par mystère… directeur de cabinet de mon premier adjoint Jean-Paul OLLIVIER. Connaissant CAYRON, ce dernier ne manquera d’intenter de toute façon un recours électoral contre le candidat LUCHINI, recours qui aura toutes les chances de prospérer, tant les irrégularités de LUCHINI ont été nombreuses et grossières, une authentique équipe d’amateurs ! Encore une fois, je sais de quoi et de qui je parle : LUCHINI a récupéré dans l’équipe JOUSSE 2001-2016 tous les plus mauvais, notamment ceux qui sont prêts à tout pour garder leur place, un pitoyable spectacle… Vous allez me rétorquer que c’est de ma faute après tout, que je n’avais qu’à faire le « ménage » en 2014 de tous ces courtisans… et je vous répondrais que vous avez 99% raison ! Pour ne rien vous cacher, j’ai failli ne pas me représenter, alors je vous présente mes excuses pour ce casting raté ! Quant aux autres anciens, qui n’ont pas démérité et eux n’ont jamais trahi, les Thierry CALVET, Jacky GROS, Mickael PALHIER, ils se sont tous fait virer ! Comprenne qui pourra la stratégie suicidaire de LUCHINI et ses nouveaux collistiers, tous des « puceaux de la République » ? LUCHINI, c’est « in fine » la revanche d’un obscur collaborateur de cabinet mythomane qui rêve la nuit de devenir maire sans en avoir l’once d’une seule des qualités requises… donc un échec assuré par mollesse de cervelle ! Son affiche de campagne est en elle-même un aveu tant les doigts du cœur « j’aime Roquebrune » sont crochus !

Passons à mon éternelle opposition avec Jean CAYRON, le plus productif auteur de lettres de plaintes anonymes… syndicaliste à la CFDT. A la vision de sa liste de renouveau, je suis tombé à la renverse ! : c’est le retour officiel et sans masques de Jean-Pierre SERRA, l’ancien maire battu en 2001. Les mêmes qui avaient honteusement démissionné en bloc en 2008 après leur déroute électorale (j’avais gagné les élections dès le 1er tour avec un score sans appel de 64,2 % des voix !), sont de retour aux côtés de Jean CAYRON : Les MASSON, BENHAMOU, SAVIO, GNERUCCI, TESSONNEAU, LELEU, PRIARONE, tous ex-collistiers de SERRA, sont tous là, désireux de revenir aux affaires après en avoir été chassé par le résultat des urnes ! Pas surs que les électeurs apprécient ce tour de passe-passe, tout comme le soutien gênant de l’impuissant MACRON au candidat Jean CAYRON… si discret sur ce sujet-là ! Là encore, sans neurones, diriger une mairie ne sera pas chose aisée pour cet élu d’opposition incapable d’émettre un avis éclairé au micro en Conseil municipal, encore moins à la CAVEM ou nul n’a jamais entendu le son de sa voix… n’a pas la faconde du Provençal et Corse Charles PASQUA qui veut ! Son seul acte de bravoure est, à l’entendre, d’avoir évincé de sa liste l’impopulaire Josette MIMOUNI qui, soi-disant, lui faisait de l’ombre… et tout ça pour s’acoquiner avec la socialiste Martine BOUVARD, quel gag ! Enfin, il est temps que les électeurs se souviennent en termes de programme de sa phrase culte prononcée lors du débat Var-Matin : « Pour moi, les routes ne sont pas une priorité ». A méditer électoralement parlant… pour ce « candidat qui vous ressemble », tel qu’il se définit lui-même (Sic !), tant à l’inverse, il reste beaucoup à faire en matière de routes communales, notamment aux Issambres, je le confesse volontiers.   

Je ne connais pas Ken TISSIER ! Ses écrits semblent empreints de bon sens, encore que vouloir, pour éviter de payer l’amende à l’Etat, certes conséquente, construire des HLM partout mérite d’être approfondi… Où construire ces 1600 logements sociaux, en périphérie ou au cœur de quel lotissement ? dans quel quartier ? J’avoue que son programme est flou sur ce point capital. Pourquoi en construire le nombre légal calculé de façon absurde par des technocrates (1600) alors que le CCAS n’enregistre que 350 demandes ? N’y aurait-il aucun risque de voir débarqué certains quartiers de Toulon ou de Marseille si la Région les subventionne, même partiellement ? Je ne suis pas certain du tout que l’électeur ou l’électrice de Roquebrune valide son postulat…

Laurent GREGORIOU et sa liste « Et pourquoi pas pour Roquebrune ? » sont la candidature surprise de ce premier tour très ouvert. Lui n’a jamais fait de politique et a parfaitement réussi sa carrière sportive puis professionnelle sans moi ! Devenu un acteur incontournable des sports nautiques dans l’Est-Var, PDG de Water Gliss Passion, Laurent GREGORIOU m’a aidé à acquérir au nom de la commune le lac Perrin. Cette acquisition longue et fastidieuse est ma plus grande fierté d’ancien maire et un patrimoine exceptionnel pour Roquebrune et les générations futures ! Qu’il en soit publiquement remercié ici. C’est un personnage attachant, à l’immense charisme, fidèle en amitié, fraternel, qui subit actuellement les attaques incessantes de LUCHINI et CAYRON à titres divers, de l’affichage à la distribution postale pipée, jusqu’aux propos ignobles du groupuscule soutenant CAYRON « Roquebrune-Vérités » désormais dissous… J’ai subi en mon temps des faits absolument similaires ! A Roquebrune ou ailleurs, la politique n’est pas le monde des Bisounours ! Sa candidature dérange. Voilà pourquoi LUCHINI et consorts (j’ai les noms !) essayent de lui faire porter le chapeau des milliers de tonnes de remblais illégaux sur le terrain de la CAVEM, en bordure du refuge pour chiens et chats. Laurent GREGORIOU avait accepté à l’époque ma proposition de présidence bénévole du refuge intercommunal que j’avais fait construire pour nos amis les bêtes. Lui et moi avons en effet la même passion des animaux et eux ne trahissent jamais, contrairement à l’espèce humaine… On le voit plus haut en photo avec mon âne Alpin portant mon écharpe de maire ! Cet âne extraordinaire de bon sens, originaire de Roquebrune, provient d’un autre amoureux des bêtes, mon ami Roger-Pneus, que je salue ici ! Laurent GREGORIOU a en outre l’avantage de bénéficier du soutien officiel de « Roquebrune Alternative », de Patrick JOURON, le directeur de campagne de Francesco LIO en 2014, au score honorable de 10,2%. Cet avantage non négligeable sera à prendre en compte entre les 2 tours, j’y reviendrai… 

Patrice AMADO «  Liste en avant Roquebrune » : c’est le seul qui ne me doit rien ! La première fois que nous nous sommes rencontrés, Patrice AMADO était déjà maire-adjoint à la sécurité et à l’environnement dans la ville de Sainte-Maxime, où il résidait à l’époque. Il habite désormais aux Issambres et gagner une élection lorsque l’on n’est pas natif de Roquebrune est aisé. Cette ville m’a adopté alors que je suis un pur CH’TI ! Pompier professionnel en retraite, une profession que les français apprécient, Patrice AMADO est le seul élu sortant d’expérience capable de tirer Roquebrune vers le haut, maîtrisant par ailleurs parfaitement tous les rouages de l’administration préfectorale, ce qui croyez-moi, n’est pas une mince affaire ! Il sait se faire respecter et avec un physique de gendre idéal, est très à l’aise en public. Il a la carrure pour représenter dignement notre ville de Roquebrune, ce qui est loin d’être le cas de tous les candidats ! Patrice AMADO est en outre le seul candidat à avoir déjà rencontré les maires sortants et surement réélus des 2 grands villes voisines, David RACHLINE pour Fréjus et Frédéric MASQUELIER pour St- Raphaël, afin de deviser sur les enjeux majeurs de la CAVEM dans l’intérêt de Roquebrune. Patrice AMADO s’est également attaché à rencontrer des acteurs importants en matière de subventions futures, conseillers départementaux et régionaux, dont Guillaume DECARD et Philippe LOTTIAUX. Homme de terrain, il a su préparer d’ores et déjà ses réseaux… Affichant de claires idées politiques de toutes les droites réunies, c’est aussi le candidat du Rassemblement National, en témoigne la présence de David RACHLINE à l’inauguration de sa permanence sambracitaine. Son étiquette assumée augure sa présence logique au second tour. Patrice est un démocrate ouvert d’esprit très bien entouré d’une équipe jeune, volontaire et ambitieuse pour nos 3 pôles. Son programme est réfléchi, mais c’est surtout le seul à être financièrement équilibré, sans poudre aux yeux ! Le dernier point très positif de Patrice AMADO est son désir réel de renouveler la politique à Roquebrune : aucun ancien élu ne figure sur sa liste, ça a le mérite d’être clair !

Rappelons qu’avec 8 candidats comme à Fréjus, ce qui est du jamais vu, la barre fatidique des 10% pour se maintenir au second tour et « siéger » au Conseil municipal est très haute ! Les « discussions » d’entre 2 tours seront, à n’en pas douter, animées pour former alliances, désistements, coalitions, voir fusions, car de toute évidence, nombreux seront les électeurs et électrices « orphelin(e)s » de leur poulain dans la dernière ligne droite. Avec une triangulaire ou une quadrangulaire en perspective, l’élection s’annonce plus que serrée, car seule compte l’arrivée en tête au soir du second tour pour s’assurer une majorité pour les 6 années du mandat…

Place désormais au dépôt officiel des listes en préfecture et on y verra bientôt encore plus clair…

Gentlemen, start your engine !


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